Caroline Pottier
Vendez pas l’globe
Sur les pontons des Sables d’Olonne, dans les semaines qui ont précédé le départ de l’édition 2005 du Vendée Globe, Caroline Pottier s’est attachée à photographier des hommes et des femmes qui se préparaient à prendre le départ pour un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Parti pris de cadrages très serrés sur les visages des marins, occultant le contexte de la navigation, et sur le livre ou l’objet qu’ils ne laisseraient pas à terre. Au final, chaque skipper est associé à ce qu’il a bien voulu lui faire partager, partie intime de sa traversée et de sa personnalité. Par ces dyptiques, elle a voulu redonner une dimension humaine à la course au large, trop souvent synonyme de course aux performances technologiques, à l’argent, aux sponsors...